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Formation de base : définitions utiles
 
Formation de base. Les publics en situation d'analphabètisme , d'illettrisme et d'apprentissage du français, composent les publics de « la formation de base ».
 
ANLCI - Agence Nationale de Lutte Contre l’Illettrisme. Groupement d’intérêt public créé en 2000. Son rôle est de fédérer et d’optimiser les énergies, les actions et les moyens des décideurs et des acteurs pour prévenir et lutter contre l’illettrisme et pour accroître leur visibilité et leur efficacité.
 
Alphabétisation. Enseignement de la lecture et de l'écriture à une personne qui n’a pas ou peu été scolarisée dans son pays d’origine. Elle n’a jamais ou peu appris le code écrit dans leur langue maternelle (numératie, lecture, écriture, repérage dans l’espace...). Le terme d'analphabétisme est utilisé pour désigner des personnes qui n’ont jamais été scolarisées. Il s’agit pour elles d’entrer dans un premier niveau d’apprentissage.
 
ASL. Atelier de Savoirs Sociolinguistiques dont l’un des objectifs principaux est d’enseigner à la personne migrantes, en plus du frnaçais, le rôle social qui est attendu d'elle. La personne acquière des connaissances et des repères sur l'usage des différents espaces sociaux en France.
Pour en savoir plus sur les « Ateliers de savoirs sociolinguistiques (ASL) »
 
CECR - Cadre Européen Commun de Référence pour les langues (Edition Didier).
 
Compétences clés. Ce sont les compétences dont chaque personne a besoin pour obtenir un emploi et parvenir à la satisfaction personnelle, à l'inclusion sociale et à la citoyenneté active dans le monde actuel axé sur la connaissance. Elles correspondent au niveau qui devrait être atteint en fin de scolarité obligatoire. La formation des adultes doit permettre à tous les adultes de développer et d’entretenir ces compétences tout au long de la vie. Elles sont définies par :  l’OCDE (2000), l’Europe (2006), le socle commun de connaissances et compétences de l’éducation nationale (2006). En France, un marché de l’Etat pour la formation aux adultes s’appelle « compétences clés » et compte 5 compétences. Les différents référentiels sont téléchargeables sur internet.
 
CléA. Afin notamment de valider la formation Compétences Clés, la certification CLéA a été créée par un décret du 13 février 2015. En effet, pour rappel, le dispositif Compétences Clés n’est pas certifiant (ce qui est aujourd’hui difficile à valoriser, et qui est désormais exigé pour une prise en charge via le CPF).CLéA certifie l’acquisition d’un socle de connaissances et de compétences professionnelles. Cette certification (cf. lexique) a pour objectif d’améliorer « l’employabilité » des personnes, notamment des personnes non diplômées (qu’elles recherchent un emploi ou qu’elles soient déjà en emploi). Des centaines d’OF en France sont habilités « CLéA » dans le cadre de regroupements (AFPA, GRETA, UROF …). www.certificat-clea.fr
 
CRI - Centre de Ressources Illettrisme.  Il s’agit d’un espace d’animation à vocation régionale ou départementale qui contribue à l’amélioration des actions de lutte contre l’illettrisme. Il a pour mission principale l’appui pédagogique et technique à tout acteur du domaine. Il propose aussi parfois des formations de formateurs.
 
DILF. Diplôme Initial de Langue Française (correspond au niveau A1.1 du CECR).
 
DELF. Diplôme d’Etudes en Langue Française (correspond aux niveaux A1 à B2 du CECR).
 
DALF. Diplôme Approfondi de Langue Française (correspond aux niveaux C1 à C2 du CECR).
 
FLE - Français Langue Etrangère. Désigne à l'origine l’enseignement /apprentissage du français à l’étranger dans des contextes non francophones ou pour des étudiants de passage en France. Le français est alors appris dans un but professionnel, culturel, touristique ou personnel. Par extension, on utilise fréquemment ce terme pour l'enseignement du français en France, pour des publics migrants. Un apprenant dit "FLE" est un étranger qui a besoin d’apprendre la langue française qui lui est étrangère. 
Consultez le référentiel incontournable pour l'enseignement du FLE : le Cadre Européen Commun de Référence pour les Langues, Conseil de l'Europe, Editions Didier, 2000.
 
FLI - Français Langue d'Intégration. Il se situe dans la prolongation du français langue étrangère (FLE) et se veut représenter un enseignement du français spécialement adapté à des migrants adultes appelés à s'installer durablement en France. Il privilégie un apprentissage oral, en lien direct avec l'environnement quotidien de l'apprenant. Il se construit comme une langue d'immersion. Il comprend l'enseignement des usages qui permettent l'intégration dans la société française. Courant 2012, le Ministère de l'Intérieur lance le « Label FLI » qui concerne exclusivement les organismes de formation agréés (le décret est paru au Journal Officiel), Cette procédure se base sur ce nouveau référentiel, disponible gratuitement sur demande auprès de la Direction de l'Accueil, de l'Intégration et de la Citoyenneté du Ministère de l'Intérieur, de l'Outre-mer, des Collectivités territoriales et de l'immigration.
 
FLS - Français Langue Seconde. Un apprenant FLE qui décide de rester en France, pour des raisons personnelles ou professionnelles, devra continuer d’apprendre le français dans un but d’intégration. Ce sigle désigne également le français langue de scolarisation des enfants nouvellement arrivés en France.
 
FLP - Français Langue Professionnelle  (ou FVP - Français à visée professionnelle). Cet enseignement vise à développer la maîtrise de la langue en milieu professionnel, il s’adresse à des salariés déjà en poste ou à des personnes en cours d'insertion professionnelle. Cela demande une analyse préalable des discours et des actions dans le cadre de l’entreprise (exemple, former une équipe de ménage aux produits dangeureux).
 
FOS - Français sur objectif spécifique. La finalité est la maîtrise d’un français professionnel de spécialité, pouvant être sanctionné par un DFP (Diplôme de français Professionnel, délivré par la CCI) (affaires, droit, tourisme, hôtellerie, secrétariat, santé, les diplômes peuvent s’obtenir en différents niveaux du CECR, A1, A2 etc.)
 
Illettrisme. Qualifie la situation de personnes de plus de 16 ans, bien qu’ayant été scolarisées, ne parviennent pas à lire et comprendre un texte portant sur des situations de leur vie quotidienne, et/ou ne parviennent pas à écrire pour transmettre des informations simples. Pour ces personnes, ces difficultés en lecture et écriture peuvent se combiner, à des degrés divers, avec une insuffisante maîtrise d’autres compétences de base comme la communication orale, le raisonnement logique, la compréhension et l’utilisation des nombres et des opérations, la prise de repères dans l’espace et dans le temps. Malgré ces déficits, les personnes en situation d’illettrisme ont acquis de l’expérience, une culture et un capital de compétences en ne s’appuyant pas ou peu sur la capacité à lire et à écrire. Certaines ont pu ainsi s’intégrer à la vie sociale et professionnelle, mais l’équilibre est fragile, et le risque de marginalisation permanent. (ANLCI 2003)
Rendez-vous sur : anlci.fr
 
MNLE. Méthode Naturelle de Lecture Ecriture. Cette méthode, pensée et formalisée par Danielle de Keyzer (institutrice retraitée et formatrice en alphabétisation), s’appuie sur la pédagogie Freinet, adaptée aux adultes. Elle se base sur des récits de vie de l’apprenant. On apprend à lire en lisant ses propres écrits (c’est-à-dire son histoire personnelle intériorisée et donc solidement mémorisée). Le principe est révolutionnaire : l’apprenant découvre lui-même le fonctionnement de la langue par tâtonnement, par observation, par déduction.
En pratique, l’apprenant dicte une courte histoire personnelle à son formateur qui l’écrit au propre. Le texte est appris par cœur par l’apprenant, dit et répété de mémoire en respectant précisément sa segmentation. Puis, par une succession savamment pensée d’exercices d’entraînement et d’analyse de plus en plus approfondis, l’apprenant va construire très progressivement une mémorisation indélébile de certains mots, de certaines formes syntaxiques et orthographiques. Peu à peu, il reconnaît d’emblée certaines unités de sens. De la multitude de ses acquis vont émerger naturellement des questions, des remarques, des prises de conscience. Et enfin, un jour : « malade », « marié », « madame » ont une relation. L’apprenant avait depuis longtemps cette série de mots dans son ‘’stock’’ mais n’avait rien remarqué. Le jour où il en arrive seul à déduire que ce qui est pareil, c’est « ma », c’est que sa connaissance de ces mots est tellement profonde que la similitude grapho-phonologique s’est imposée à lui comme une évidence. Sachant enfin cela, une réaction en chaîne va se produire : il va essayer de reproduire cette démarche dans tout son capital mot. Il entre alors progressivement dans la compréhension de la combinatoire et du déchiffrement des syllabes.
 
Pédagogie différenciée. La pédagogie différenciée part du constat que dans un groupe, un formateur doit enseigner à des apprenants ayant des capacités et des modes d’apprentissage très différents. Elle tente de donner une réponse à cette hétérogénéité par des pratiques adaptant à chaque apprenant le programme et les contenus.
 
Référentiel. Ouvrage écrit collectivement et en concertation avec de nombreux acteurs, experts et organismes, afin de proposer à toutes les personnes concernées par l’enseignement des langues, l’emploi de termes et de références communes pour parler du niveau d’un apprenant, des compétences qu’il doit acquérir ou développer à l’oral et à l’écrit, et des objectifs pédagogiques qu’il faut atteindre. La principale utilité d’un référentiel en langue est de calibrer et décrire les différents niveaux que l’on peut avoir en langue étrangère. Il définit en moyenne 5 à 10 paliers, depuis les "débutants" jusqu’à la "maîtrise de la langue" (exemple de référentiel : le CECR).
 
Séance. L’équivalent d’un cours (1h30 à 3h d’enseignement en moyenne).
 
Séquence. Ensemble de séances (2 au minimum) ayant un objectif commun.